Minuit dans le désert

Écrits publics ou réflexions intimes

Toutes les réflexions méritent d'être écrites... Mais toutes les réflexions ne méritent pas d'être publiques.

La question s'est posée dès que j'ai partagé mes premiers textes ici :

Quoi partager et quoi garder pour moi?

Si l'écrit me parait trop intime, s'il a été pondu sous l'impulsion d'une émotion quelconque ou si j'ai le moindre doute, je ne le partage pas.

Je ne partage pas non plus un texte que j'avais écrit à la base pour être publié, mais que je me retrouve à dénaturer en essayant d'en atténuer les angles. Je ne souhaite pas me mentir. Surtout pas ici.

J'irai simplement écrire ailleurs.

Écrire sans me censurer est un plaisir que je me suis permis avec le temps. J'ai besoin d'un endroit pour écrire exactement ce que je pense lorsque mes réflexions ne sont pas élégantes. J'aime pouvoir écrire des choses folles sans ressentir l'obligation d'en changer un seul mot.

J'ai des cahiers pour ces textes-là, et je les jette à mesure que je les remplis; je ne voudrais pas que quelqu'un tombe dessus. Mais je les relis toujours un peu avant de les jeter, question d'examiner le chemin parcouru.

L'intérêt que je trouve à ces relectures varie en fonction de l'émotion qui m'a poussée à écrire. Les réflexions tristes sont toujours ennuyantes à relire et je ne m'y attarde pas longtemps; les réflexions rageuses me surprennent parfois un peu par leur violence, sans plus; mais les réflexions égrillardes, elles, sont toujours un plaisir à revisiter.

J'accomplis donc ce rituel avant de passer un cahier de plus à la déchiqueteuse, puis je vais choisir le prochain parmi tous ceux que j'achète et que j'accumule au fil des ans.

Et ainsi va la vie avec les écrits intimes qui ne figureront jamais sur ce blog.

#blogging #introspection #écriture