Minuit dans le désert

Lorsque je discute avec une collègue... de la vie après la mort

J'ai passé une bonne demi-heure hier à discuter avec une collègue sur le sujet de la vie après la mort. J'adore ces discussions, je ne les trouve pas macabres du tout. C'est plutôt un véritable plaisir pour moi que de pouvoir échanger sur « la plus grande des questions ».

Ce qui est intéressant avec cette collègue, c'est que, bien que nos points de vue sur le sujet soient diamétralement opposés, nous arrivons toujours à discuter sans nous fermer à l'opinion de l'autre. De son côté, elle suppose que tout s'éteint au moment de la mort, puisque la science n'a jamais réussi à démontrer le contraire; du mien, je suppose plutôt que ce n'est pas réellement une fin, bien que je n'aie évidemment aucune preuve non plus pour appuyer mon impression.

Et nous discutons. Chacune écoute les arguments de l'autre pour tenter de comprendre pourquoi elle pense de cette façon. Les points qu'elle amenait étaient intéressants et me faisaient réfléchir. Une différence subsistait entre nous : la présence ou non d'une vive inquiétude vis-à-vis la question. Je me souviens lui avoir dit, « je n'ai pas la science infuse, mais le simple fait de croire en quelque chose m'amène une sérénité que je souhaiterais à tous ceux que je vois douter et angoisser ». 

Je ne suis pas religieuse du tout. Je n'ai pas grandi non plus dans un environnement où l'on parlait de ces thèmes. Pourtant j'ai toujours cru qu'il existait quelque chose d'inexplicable et de plus grand que moi... Je n'ai qu'à me rappeler que nous, humains, ne savons presque rien de l'univers et de son fonctionnement; il me semble donc plus sage de supposer qu'il existe quelque chose après la mort que de supposer le contraire. Et je suppose aussi que nos cerveaux sont présentement incapables de conceptualiser cette « réalité » que représente l'absence de temps, de dimensions et des facteurs auxquels nous sommes habitués, et qui qualifient la mort... Alors je dis croire en quelque chose de plus grand, et ce, sans rien comprendre de ce que j'affirme.

J'expliquais tout cela à ma collègue en lui disant aussi que ce que j'avançais était peut-être la plus grande des bêtises... Mais en même temps, c'est si fou que ça pourrait faire du sens.

Et ça m'apaise, aussi. La seule inquiétude que j'ai, c'est de m'assurer de tout donner ici-bas... Je ne crains rien de l'autre côté.

#discussions #mort #spiritualité